
Des chercheurs proposent une théorie surprenante : les étoiles nouvellement formées pourraient capturer de petits trous noirs sans être détruites. Ces trous noirs primordiaux seraient logés au cœur stellaire, formés durant les premières secondes après le Big Bang.
La matière noire reste l’un des grands mystères de l’astrophysique moderne. Les trous noirs primordiaux constituent des candidats potentiels pour expliquer cette matière invisible qui influence les mouvements galactiques. Leurs propriétés gravitationnelles pourraient combler les écarts entre observations et modèles théoriques actuels.
Stephen Hawking avait autrefois envisagé ce scénario remarquable. Des trous noirs ayant une masse comparable à un astéroïde pourraient être capturés lors de circonstances exceptionnelles par des étoiles en formation, s’installant permanemment en leur centre.
Les modélisations scientifiques révèlent que ces systèmes hybrides s’avèrent nettement plus stables qu’initialement anticipé. Une étoile abritant un tel objet pourrait fonctionner normalement pendant des périodes extrêmement longues, rendant sa détection pratiquement impossible par observation directe.
L’astérosismologie pourrait offrir une solution de détection. Le trou noir provoque des schémas de convection distincts à l’intérieur de l’étoile, laissant des signatures observables dans les oscillations stellaires et les variations de luminosité de surface.
La confirmation de telles étoiles aurait des implications cosmologiques majeures. Elle établirait l’existence des trous noirs primordiaux et apporterait potentiellement des réponses décisives concernant la nature fondamentale de la matière noire de l’univers.



