
Une découverte scientifique majeure révèle que l’organisme répond rapidement à l’activité physique. Dès dix minutes d’exercice, le sang sécrète des molécules aux propriétés anticancéreuses remarquables. Cette nouvelle pourrait transformer notre compréhension des bénéfices du mouvement sur la santé. L’étude, publiée dans l’International Journal of Cancer, démontre que nul besoin de consacrer des heures à l’exercice pour bénéficier d’effets profonds et mesurables.
Des chercheurs de l’Université de Newcastle ont conduit une expérience sur trente volontaires âgés de cinquante à soixante-dix-huit ans. Après dix minutes de vélo d’intensité modérée, des changements biochimiques majeurs sont apparus. Le sang prélevé avant et après l’effort a révélé une augmentation significative de treize protéines circulantes essentielles au bon fonctionnement du corps.
Ces protéines jouent des rôles cruciaux : réduction de l’inflammation, amélioration de la circulation sanguine et optimisation du métabolisme énergétique. L’exercice envoie des signaux puissants capables de créer un environnement hostile aux cellules cancéreuses. L’interleukine-6 se distingue particulièrement pour son implication dans la réparation de l’ADN, mécanisme fondamental contre les mutations.
L’expérience a progressé en appliquant le sérum sanguin post-exercice sur des cellules cancéreuses du côlon cultivées en laboratoire. Plus de mille trois cents gènes ont vu leur activité modifiée suite au contact. Les gènes liés à la réparation de l’ADN ont été activés tandis que ceux favorisant la croissance agressive des cellules cancéreuses ont été ralentis. Ce mécanisme pourrait expliquer pourquoi l’activité régulière réduit d’environ vingt pour cent le risque de cancer colorectal.
L’activité physique bénéfique ne se limite pas aux entraînements intensifs. Marcher rapidement, jardiner, monter les escaliers ou faire du vélo produisent aussi ces effets protecteurs. Les chercheurs envisagent maintenant d’étudier les effets d’exercices répétés et leur potentiel à compléter les traitements conventionnels comme la chimiothérapie ou la radiothérapie.



