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La Chine va provoquer le ralentissement de la Terre selon la NASA, mais comment est-ce possible ?

Baptiste Lacomme

Des données récentes confirment que la Chine influence la rotation de la Terre, une réalité qui intrigue scientifiques et observateurs. Selon la NASA, ce phénomène résulte directement du barrage des Trois-Gorges, une infrastructure gigantesque établie dans la province du Hubei et considérée comme la plus grande centrale hydroélectrique au monde.

Ce barrage, long de plus de deux kilomètres et haut de 185 mètres, détient une capacité impressionnante de près de 40 000 milliards de litres d’eau. Selon la NASA, cette masse colossale d’eau déplace suffisamment de matière pour provoquer un allongement très léger de la durée des journées terrestres, de l’ordre de quelques microsecondes.

L’origine de cette analyse remonte à 2005, lorsque la NASA étudiait les conséquences du séisme et du tsunami de 2004. Les chercheurs ont alors observé que la répartition des masses sur la planète, qu’elle soit due à des catastrophes naturelles ou à l’intervention humaine, peut influencer la vitesse de rotation de la Terre.

Le séisme de 2004 dans l’océan Indien, par exemple, avait raccourci la journée de 2,68 microsecondes. “C’est imperceptible pour nous, mais à l’échelle de la planète, la force de la nature est incroyable.” Pourtant, l’être humain n’est pas en reste : le remplissage du barrage des Trois-Gorges engendre de son côté une augmentation des journées de 0,06 microseconde, selon la NASA.

Un tel changement reste invisible pour la plupart des individus, mais il n’est pas sans conséquence pour les instruments de mesure ultra-précis, comme les horloges atomiques. Ce qui inquiète certains experts, c’est que ces modifications sont d’origine anthropique, témoignant de l’impact croissant des activités humaines à l’échelle planétaire.

Les inquiétudes ne s’arrêtent pas là. La Chine envisage un chantier encore plus ambitieux : la construction du barrage de Motuo. Ce projet, dont la puissance dépasserait de près de trois fois celle du barrage des Trois-Gorges, représenterait un investissement colossal, estimé à environ 165 milliards de dollars par l’agence chinoise Xinhua.

Les répercussions potentielles d’un tel ouvrage ne concernent pas que la rotation de la Terre. Plusieurs voix s’élèvent pour alerter sur les risques écologiques et éthiques, d’autant que le site prévu se situe au Tibet. La construction pourrait bouleverser la vie des populations locales et modifier l’approvisionnement en eau de pays voisins, notamment l’Inde.

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