
Les porcs-épics, dotés d’épines pouvant atteindre jusqu’à 70 centimètres, ont longtemps intrigué les scientifiques en raison de la complexité de leur reproduction. Récemment, des observations précises ont permis d’éclaircir ce mystère, notamment grâce aux travaux d’un biologiste chevronné.
Uldis Rose, professeur émérite de biologie au Queens College de New York, a partagé ses connaissances avec le National Geographic, expliquant que l’accouplement chez ces rongeurs s’avère être un processus particulièrement long et complexe. Selon lui, tout débute par une véritable compétition entre les mâles.
À l’automne, la femelle, perchée dans un arbre, annonce sa disponibilité reproductive en « sécrétant une substance odoriférante ». Ce signal attire plusieurs mâles qui s’affrontent vigoureusement, tant au sol que dans les branches, jusqu’à ce qu’un seul reste en lice.
Le mâle victorieux s’approche alors de la femelle et l’asperge de quelques gouttes d’urine, une étape essentielle du rituel d’accouplement. Uldis Rose précise que « même en étant sur des branches distinctes d’un même arbre, l’urine du mâle peut atteindre la femelle ».
Cette phase peut durer plusieurs heures, la femelle ne consentant à l’accouplement qu’une fois le rituel achevé. Le couple descend alors de l’arbre pour s’accoupler, une précaution visant à éviter les blessures liées aux épines.
Pour protéger le mâle lors de l’acte, la femelle replie sa queue sur son dos. Le dessous de cette queue, totalement lisse, se positionne vers le haut, offrant ainsi au mâle une surface sans danger où placer ses pattes.
La gestation qui suit ce rituel dure environ sept mois. À l’issue de cette période, la femelle met le plus souvent au monde un seul petit, déjà pourvu de ses piquants caractéristiques.



