
Miguel López de Legazpi fonde la première implantation espagnole permanente à Cebu. Débute alors trois siècles de domination coloniale et de conversion forcée au christianisme. Cette période transforme profondément la société philippine sous le contrôle de la couronne d’Espagne.
Le poète José Rizal inspire un mouvement révolutionnaire qui s’amplifie vers 1896. En juin 1898, les Philippines proclament leur indépendance et fondent la première république asiatique. Cependant, cette autonomie nouvelle reste très brève et précaire face aux puissances régionales.
L’Espagne transfère le contrôle des îles aux États-Unis en décembre 1898. Une insurrection populaire violente s’oppose à cette nouvelle tutelle américaine. Le conflit s’intensifie jusqu’en 1902, aboutissant à la victoire militaire des États-Unis et à leur domination prolongée de l’archipel.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’occupation japonaise ravage les Philippines. Le 4 juillet 1946, le pays obtient enfin sa souveraineté nationale définitive. La jeune nation indépendante maintient néanmoins des relations étroites avec Washington, son ancien colonisateur.
Ferdinand Marcos remporte l’élection présidentielle en 1965 et établit progressivement un régime autoritaire. Vingt ans de dictature oppressive précèdent sa chute, provoquée par des mouvements pacifiques massifs. Son héritage politique marque durablement la vie démocratique du pays.
Rodrigo Duterte dirige les Philippines pendant huit années marquées par une répression brutale contre le trafic de drogue. Son successeur en 2022 est Ferdinand Marcos Jr., fils de l’ancien dictateur. Le retour de cette famille politique divise profondément la nation concernant son passé autoritaire.



