Animaux

Les mythes autour du mâle alpha enfin déconstruits par la science cette semaine

Baptiste Lacomme

La notion du mâle dominant chez les humains, souvent comparée aux autres primates, s’avère moins naturelle qu’on ne le croit. Une méta-analyse portant sur 121 espèces de primates révèle un tableau bien plus nuancé. Seulement 17% des espèces présentent une dominance masculine liée à la taille corporelle. Chez 13% d’entre elles, notamment les lémuriens, les femelles dominent en raison de leur contrôle reproductif ou de fortes compétitions intra-féminines.

Dans la majorité des cas, soit 70% des espèces observées, la dominance n’est ni exclusivement masculine ni exclusivement féminine. Elle varie selon le contexte écologique et social, ou reste indéterminée. Le comportement genré des primates démontre une flexibilité remarquable. Chez l’humain, le plus flexible de tous les primates, la primauté masculine n’a donc rien d’une loi naturelle inévitable mais plutôt d’une construction sociale contingente.

L’intelligence artificielle se déploie désormais dans la recherche des origines de la vie. Des chercheurs américains ont détecté des traces microbiennes dans des roches sud-africaines datant de 3,3 milliards d’années. Ils ont également identifié des molécules produites par des microbes photosynthétiques il y a 2,5 milliards d’années. L’apprentissage automatique a permis d’analyser des fragments de molécules organiques dégradées avec plus de 90% de fiabilité.

Cette approche novatrice consiste à faire reconnaître par l’IA des motifs caractéristiques d’une origine vivante parmi des milliers de petits fragments moléculaires. L’algorithme surpasse les méthodes conventionnelles en identifiant les signatures biologiques. Cette technologie pourrait explorer d’autres mondes pour détecter des traces de vie anciennes. Mars et les autres astres du système solaire deviennent ainsi des cibles potentielles pour cette nouvelle méthodologie de recherche.

L’accès des femmes aux carrières scientifiques et techniques reste limité, à l’exception des sciences du vivant et de la Terre. Au-delà des stéréotypes de genre ou du manque de confiance, une étude identifie un facteur supplémentaire. Les filles choisissent davantage selon leurs passions personnelles que les garçons. Ces derniers privilégient souvent la rémunération potentielle de leur futur emploi.

Les femmes attirées par la passion se dirigent préférentiellement vers les lettres, les arts et les humanités. Celles motivées par le revenu optent pour l’économie, la gestion ou les sciences technologiques. Les filles manifestent également des intérêts plus diversifiés et hésitent à abandonner leurs disciplines préférées. Augmenter la représentation féminine en sciences exigerait de rendre ces domaines plus attrayants émotionnellement et d’offrir des cursus multidisciplinaires innovants.

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