
Le rover Rosalind Franklin, construit par l’Agence spatiale européenne, pourrait enfin se diriger vers Mars grâce à un soutien inattendu de la Nasa. Le directeur général de l’ESA, Joseph Aschbacher, a confirmé cette nouvelle développement. Ce projet a connu des rebondissements majeurs après que le partenariat initial avec Roscosmos ait été interrompu suite à l’invasion russe en Ukraine durant 2022, laissant le rover sans solution de transport.
La mission Rosalind Franklin vise à détecter des traces de vie ancienne sur Mars. Le rover a été spécialement conçu pour explorer le sous-sol martien. Il dispose de capacités de forage uniques, pouvant s’enfoncer jusqu’à deux mètres de profondeur dans le sol de la planète rouge. Cette technologie offre un accès à des strates souterraines jamais atteintes auparavant par d’autres missions.
L’équipement scientifique embarqué inclut un radar sophistiqué capable de scanner le sol à trois mètres de profondeur. Le rover transporte également un analyseur de molécules organiques appelé Moma. Cet instrument permettra d’examiner directement les composants organiques dans les échantillons collectés, fournissant des données cruciales sur la présence passée de vie microbienne.
La Nasa intervient désormais comme partenaire principal de la mission ExoMars. L’agence américaine fournira plusieurs éléments essentiels au succès du projet. Parmi ces contributions figurent un système de chauffage utilisant des radioisotopes, un lanceur spatial et tous les équipements nécessaires pour assurer l’atterrissage en sécurité sur la surface martienne. Ce soutien résout les obstacles techniques qui avaient paralysé le projet.
Le lancement du rover est actuellement prévu pour 2028 selon le calendrier établi par la Nasa. Après ce décollage, une période d’attente supplémentaire s’impose avant que Rosalind Franklin ne commence ses investigations sur Mars. Les premières opérations du rover sur la surface devrait débuter en 2030, marquant un jalon important pour la recherche martienne européenne.



