
Le rover Mona Luna, actuellement au stade de prototype, pourrait être le prochain engin à explorer la surface lunaire. Présenté au Salon international de l’aéronautique et de l’espace au Bourget à Paris, ce projet 100% européen provient de l’entreprise monégasque Venturi Space.
Conçu pour soutenir les ambitions de l’Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre national d’études spatiales (CNES), ce rover pèse 750 kilos. Il est optimisé pour être lancé par la fusée Ariane 6 en version lourde et déposé sur la Lune par l’alunisseur Argonaut.
Équipé d’un bras robotisé, Mona Luna peut effectuer des expériences scientifiques ou manipuler des charges allant jusqu’à 1.500 kilos. Il est capable de se déplacer de manière autonome, grâce à ses panneaux solaires et trois batteries, lui conférant une autonomie durant plusieurs nuits lunaires.
Les nuits lunaires, qui durent chacune 14 jours terrestres, se caractérisent par des températures extrêmement basses, atteignant -190 °C. En cas d’urgence, Mona Luna pourra également transporter un astronaute en difficulté, offrant ainsi une option de secours sur la Lune.
Ce rover lunaire a pour ambition de devenir opérationnel avant 2030. Il peut atteindre une vitesse de 20 km/h et possède un châssis surélevé, lui permettant de surmonter efficacement des obstacles de 30 centimètres de hauteur ou de profondeur.
Ses roues «hyper-déformables» sont également une innovation majeure. Le Dr. Antonio Delfino, directeur des affaires spatiales de Venturi Space, précise que Mona Luna est destiné à être «pleinement à disposition de l’ESA et des agences spatiales nationales européennes».
Gildo Pastor, président de Venturi Space, déclare : «Nous voulons bâtir, avec l’Europe, une autonomie pour l’exploration lunaire à la hauteur des enjeux scientifiques, économiques et stratégiques de demain». L’objectif est de renforcer la position de l’Europe dans l’exploration spatiale.



