Santé

Les nutriments essentiels pour freiner le déclin cognitif lié à l’âge

Baptiste Lacomme

Préserver la santé cérébrale au cours du vieillissement constitue un enjeu majeur pour les chercheurs. Des scientifiques de l’Université de l’Illinois et de l’Université du Nebraska-Lincoln ont démontré le lien entre alimentation et fonctions cognitives. Leur étude menée sur environ cent personnes âgées révèle comment certains nutriments ralentissent le vieillissement cérébral. Les résultats, publiés dans la revue npj Aging, ouvrent des perspectives prometteuses pour la prévention du déclin cognitif.

Plutôt que de s’appuyer sur les déclarations des participants concernant leurs habitudes alimentaires, les chercheurs ont analysé des échantillons sanguins. Cette approche objective a permis d’identifier précisément les biomarqueurs nutritionnels présents dans l’organisme. Le neuroscientifique Aron Barbey explique que son équipe a étudié des profils d’acides gras spécifiques, reconnus pour leurs bénéfices potentiels. Ces découvertes corroborent les travaux antérieurs sur les effets positifs du régime méditerranéen.

L’équipe a identifié deux profils distincts de vieillissement cérébral parmi les participants âgés entre 65 et 75 ans. Le vieillissement plus lent était associé à une consommation de nutriments méditerranéens. Pour évaluer l’état du cerveau, les chercheurs ont combiné des imageries par résonance magnétique et des tests cognitifs. Cette double approche a fourni une vision complète incluant structure cérébrale et performances mentales pratiques.

Barbey souligne que sa méthode examine simultanément structure, fonction et métabolisme cérébral. Cette analyse multidimensionnelle démontre un lien direct entre ces propriétés neuronales et les capacités cognitives mesurées. Bien que l’étude offre une vision instantanée sans établir définitivement une causalité, ses conclusions rejoignent une recherche de 2023 ayant suivi les participants pendant douze ans.

Les chercheurs prévoient de lancer des essais cliniques sur une période significative pour observer comment l’alimentation influence le vieillissement à long terme. Ces études pourraient mener à des recommandations nutritionnelles précises visant à réduire les risques de maladies neurodégénératives comme Alzheimer. Les profils de biomarqueurs nutritionnels identifiés s’associent favorablement aux mesures de performance cognitive, ouvrant la voie à des stratégies préventives simples mais potentiellement très efficaces.

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