
Le Liberia avait conclu un accord de crédits carbone en 2023 avec une entreprise des Émirats arabes unis pour financer la protection de ses forêts. Deux ans plus tard, aucun financement n’a été versé et le contrat s’est volatilisé, rejoignant d’autres engagements similaires du même groupe en Afrique.
L’année 2023 marquait le contexte de la COP28 organisée aux Émirats arabes unis. Blue Carbon, société dirigée par un membre de la famille royale émirate, a signé plusieurs accords en succession rapide avec différents pays africains. Ces contrats promettaient des ressources significatives pour des projets environnementaux.
Le Liberia comptait particulièrement sur cet accord pour obtenir les fonds nécessaires à la préservation de son patrimoine forestier. La signature de ce contrat représentait un espoir majeur pour mobiliser des investissements dans la protection des écosystèmes. Les autorités libériennes considéraient cette collaboration comme une opportunité stratégique.
Cependant, cette promesse n’a jamais matérialisé. Le délai de deux ans s’est écoulé sans déblocage de fonds ni engagement tangible de la part de Blue Carbon. L’accord initial a sombré dans une forme de limbes administratif et financier.
Ce cas libérien illustre un phénomène plus vaste touchant le continent africain. Plusieurs contrats de crédits carbone du groupe Blue Carbon ont connu un sort identique, restant lettre morte malgré les engagements formels. Ces disparitions d’accords internationaux révèlent des fragilités dans les mécanismes de financement climatique.



