
Le sel de l’Himalaya captive l’attention par ses cristaux rosés et ses supposées vertus. Ce produit exotique, souvent prisé pour sa beauté et ses propriétés naturelles, attire les consommateurs en quête de bien-être. Cependant, des questions demeurent sur sa provenance et ses véritables bienfaits.
Contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, le sel de l’Himalaya n’est pas récolté dans les hauteurs du Népal ou du Tibet. Il provient de la mine de Khewra, située dans le Pendjab pakistanais, à une grande distance de l’Everest. Cette mine est l’une des plus vastes et anciennes du monde.
La couleur distinctive de ce sel s’explique par la présence importante d’oxyde de fer, qui lui confère sa teinte rosée. D’autres minéraux comme le calcium et le magnésium sont également présents, mais en quantités infimes. “En raison de la grande quantité d’oxyde de fer, le sel prend une couleur rose”, explique Javed Ahmed Bhatti d’Ittefaq Salt.
Les prétendus bienfaits pour la santé du sel rose de l’Himalaya incluent souvent des usages non culinaires, tels que les lampes ou les bains. Ces applications reposent sur la croyance que le sel émet des ions négatifs, censés améliorer l’humeur et le sommeil. Cependant, les preuves scientifiques sont maigres.
Le docteur Andy Weil, dans un article de TIME, affirme : “Il n’existe aucun support scientifique pour de telles affirmations concernant les lampes de sel de l’Himalaya”. Les études sur les cures en grotte salée sont également limitées et n’étayent pas une efficacité réelle, privilégiant la relaxation.
Pour les amateurs de découvertes culinaires, le sel noir de l’Himalaya, ou kala namak, offre une saveur soufrée intense. Utilisé dans la cuisine indienne et végétalienne, il imite le goût de l’œuf, ajoutant une dimension unique aux plats traditionnels.



